Neuf clubs de Premier League en Europe la saison prochaine ?
L’Angleterre pourrait envoyer un nombre record de représentants dans les trois compétitions de l’UEFA en 2026-2027, grâce à une combinaison inédite de succès continentaux et de règles de qualification complexes. Décryptage !
Pour la première fois de l’histoire du football européen, les trois finales continentales — Ligue des champions, Europa League et Conference League — comptent cette saison au moins un club anglais.
Cette emprise pourrait se traduire par une présence sans précédent en phase de groupes l’an prochain. En effet, jusqu’à neuf équipes de Premier League, soit presque la moitié du championnat, pourraient fouler les pelouses européennes.
Le scénario central repose sur les performances d’Aston Villa. Si le club de Birmingham remporte l’Europa League tout en terminant cinquième ou sixième, il déclencherait une véritable cascade de qualifications.
Dans ce cas de figure, cinq formations décrocheraient leur billet pour la Ligue des champions via le classement, tandis que Villa y accéderait en tant que vainqueur de la C3, portant à six le nombre de représentants anglais dans la compétition reine.
La FA Cup et la Conference League, portes d’entrée supplémentaires
Toutefois, l’UEFA impose une limite : aucun pays ne peut aligner plus de cinq clubs via le classement de sa ligue si un sixième se qualifie par une victoire en coupe d’Europe. L’Angleterre devrait donc sacrifier une de ses places en Europa League pour accommoder ce sixième qualifié en Ligue des champions, comme l’explique Sky Sports.
L’issue de la FA Cup complique encore l’équation. Si Chelsea remporte le trophée national tout en terminant hors des places qualificatives européennes via le championnat, les Blues récupéreraient automatiquement la dernière place disponible en Europa League.
À l’inverse, une victoire de Manchester City — déjà assuré de disputer une coupe d’Europe — ferait remonter ce ticket vers le septième du classement, tandis que la huitième position ouvrirait les portes de la Conference League, troisième niveau continental.
Mais c’est Crystal Palace qui pourrait créer la surprise la plus spectaculaire. Si les Eagles remportent la Conference League tout en terminant hors du top 10 en championnat, ils obtiendraient une place en Europa League, ajoutant un neuvième club anglais au contingent européen.
La gestion des calendriers en question
Un dernier rebondissement, plus polémique, pourrait même inciter certaines équipes — comme Brentford, opposé à Liverpool, ou Brighton, face à Manchester United — à lever le pied lors de la dernière journée, afin de maintenir Aston Villa à la cinquième place.
En effet, seule une cinquième position de Villa, combinée à un sacre en Europa League, permettrait au sixième du championnat de basculer en Ligue des champions. Bournemouth échappe à ce dilemme, car son adversaire du dernier jour est classé en dessous des Cherries.
Une telle représentation témoignerait de la qualité et de la force de la ligue. De quoi démontrer que même des clubs de milieu de tableau peuvent dominer différentes compétitions continentales et ainsi offrir plus de chances de remporter des trophées.
Mais elle alourdirait aussi considérablement les calendriers. L’Angleterre est le seul des cinq grands championnats à maintenir deux coupes nationales et, si la moitié de ses équipes se retrouvent engagées sur quatre fronts, la hausse du risque de blessures et de fatigue pourrait, à terme, peser sur la qualité du spectacle.

