Les curiosités de la Coupe du monde
Brandi à bout de bras par les capitaines vainqueurs, cet objet, le plus convoité du football, intrigue autant qu’il fascine. Plongée au cœur de l’histoire qui l’entoure.
L’Espagne a beau avoir soulevé, le 19 juillet, la Coupe du monde 2026 après sa victoire contre l’Argentine, elle n’est pas repartie avec le trophée. C’est là l’une des nombreuses particularités de cet objet, considéré comme le plus précieux du monde sportif.
En effet, le trophée n’est plus conservé par le vainqueur depuis 1983. Cette année-là marque la seconde disparition, au Brésil, de cet objet créé neuf ans plus tôt par le sculpteur italien Silvio Gazzaniga. Un épisode qui s’est, cette fois, conclu de manière bien moins heureuse que le précédent.
La première disparition du trophée, en 1966, avait en revanche connu une issue presque cocasse, car la coupe avait été retrouvée par un chien nommé Pickles, dissimulée sous une voiture, à Londres.
À la suite de ces deux incidents, la FIFA a modifié les règles de remise afin que le vainqueur ne conserve plus jamais l’original. Celui-ci repart désormais avec une réplique dorée, tandis que le véritable trophée retourne systématiquement au musée de l’institution, à Zurich.
Un alliage d’or et de malachite, pas un bloc massif
Au-delà de cette histoire marquée par deux vols célèbres, la Coupe du monde — autrefois appelée Coupe Jules-Rimet — est aussi entourée d’autres anecdotes, notamment sur sa composition.
Contrairement à une idée reçue tenace, cet objet de 36,8 centimètres de haut et de 6,175 kilos n’est pas en or massif. Il est fabriqué en or 18 carats, complété à sa base par deux anneaux de malachite verte, choisie pour sa solidité autant que pour son esthétique, avec une teneur totale de 4,9 kilos d’or pur.
Il ne s’agit toutefois pas d’un bloc plein, puisque l’intérieur de la coupe est creux. Sans cela, elle pèserait entre 60 et 80 kilos, un poids impossible à brandir à bout de bras lors des cérémonies de remise.
Une valeur symbolique bien supérieure à sa valeur brute
La composante en or rend toutefois le trophée vertigineux sur le plan financier. Avec l’envolée du cours du métal précieux, désormais au-dessus des 4 100 dollars l’once selon Le Revenu Media, la seule valeur de l’or contenu dans la Coupe atteint aujourd’hui environ 700 000 dollars.
En 2022, lorsque Lionel Messi a soulevé le trophée pour l’Argentine au Qatar, cet or ne valait encore que 277 000 dollars. Sa valeur a donc plus que doublé en quatre ans, portée par la ruée mondiale vers l’or, considéré comme une valeur refuge.
Mais selon des experts cités par le magazine économique et financier, une vente aux enchères ferait grimper sa valeur bien au-delà de cette estimation matérielle, pour atteindre plus de 20 millions de dollars, en raison de sa portée historique et symbolique.

