Le Barça et l’Atlético se déchirent autour de Julian Alvarez
Le joueur est au cœur d’une véritable guerre des mots entre le club catalan et celui madrilène.
Si vous n’aviez jamais imaginé voir Lamine Yamal sous le maillot de l’Atlético de Madrid (ATM), le club madrilène, lui, n’a pas hésité à pousser la fiction jusque-là. Dans un message parodique publié vendredi 29 mai, accompagné d’une image retouchée de l’international espagnol, les Colchoneros (les Matelassiers, en français) ont annoncé avoir transmis une offre au FC Barcelone pour le recruter.
« Nous avons envoyé un fax au FC Barcelone avec notre offre de transfert : 4 billets pour le concert de Bad Bunny demain, un abonnement annuel à ABC et un sachet de graines de tournesol. Nous attendons avec impatience la réponse pour préparer l’annonce », écrit l’Atlético, en reprenant la formule « Breaking, Here We Go », popularisée par le journaliste Fabrizio Romano.
Quelques minutes plus tard, un second message vise cette fois le milieu Gavi. « Pour cette deuxième offre, nous avons eu un problème, nous n’avons plus de billets pour le concert de demain, donc nous améliorons la proposition précédente avec 6 billets pour celui de dimanche », ironise le club.
Julian Alvarez en toile de fond
Dans un troisième acte, les Matelassiers évoquent une proposition impliquant un prêt de Raphinha, assorti d’un échange fictif. Puis, en guise de clin d’œil final, ils démentent avoir tenté de recruter Deco, directeur sportif du Barça, comme recruteur au Brésil.
« Nous vivons à une époque où la réalité peut être altérée. Ne croyez pas tout ce que vous voyez, surtout si cela concerne le Barça », ajoute Atlético Madrid, laissant l’opinion subjuguée. À l’origine de cette réaction décrite par certains comme un « craquage », figure Julian Alvarez.
Cible prioritaire du FC Barcelone lors de ce mercato estival, l’attaquant argentin aurait fait l’objet d’une offre avoisinant les 100 millions d’euros, selon plusieurs médias spécialisés. Problème : l’Atlético n’a aucune intention de se séparer de son joueur, sous contrat jusqu’en 2030.
Le spectre du précédent Griezmann
Le club madrilène affirme d’ailleurs n’avoir reçu aucune proposition officielle et évoque une forme de désinformation. Interrogé en avril sur son avenir au Wanda Metropolitano, Alvarez est pour sa part resté évasif.
« Je ne pourrais pas vous dire ; peut-être oui, peut-être non, on ne sait jamais », a-t-il déclaré, tout en affirmant se sentir bien au sein de l’équipe. De quoi laisser penser que le joueur n’est pas totalement indifférent à l’intérêt barcelonais.
Cette séquence rappelle un précédent. Lors de la saison 2018-2019, l’Atlético Madrid avait adopté une posture similaire face au Barça dans le dossier Antoine Griezmann, avant de voir l’international français rejoindre le Camp Nou pour 120 millions d’euros.

